Glossaire

Alluvions fluvio-glaciaires : ensemble de sédiments constitués d'argiles, de sables, de galets...matériaux transportés dans un premier temps par les glaciers puis repris par les cours d'eau.

Bottomset bed: couches horizontales formées par les sédiments d'un delta situées en avant de sa pente frontale (Foucault et Raoult, Masson 1995)

Conglomérats : ce sont des roches sédimentaires dans lesquelles 50% des éléments sont des débris de roche supérieurs à 5 millimètres (ces élements appartiennent àl a classe des rudutes. Un ciment relie les éléments)On fera la différence entre les brèches et les poudingue qui regroupent des éléments arrondis.

Des conglomérats se forment lors des épisodes tectoniques. Il y a alors une forte érosion des roches.

Cristallisé : un élément cristallisé présente des cristaux visibles, à l'oeil nu, à la loupe.

Cryptocristallin : dans un élément cryptocristallin, les cristaux sont invisibles à l'oeil nu. Ils mesurent au mieux quelques micromètres (le micron étant la millième partie du millimètre)

Discordance :

Dans une discordance typique, il y a une suite de phénomènes géologiques :

-une sédimentation

-une phase tectonique (plissements et failles ...)

-une phase d'érosion avec constitution d'une surface d'érosion,

-une nouvelle phase de sédimentation.

par opposition on parlera d'une accordance lorsque les couches de base sont en concordance avec celles qui se déposent ensuite.

Foreset beds : couches inclinées formées par les sédiments d'un delta et situées sur la pente frontale de celui-ci (Foucault et Raoult, Masson 1995)

Glaciers rissiens :

Les glaciers rissiens se sont installés il y a environ entre 120 000 et

300 000 ans (chronologie Foucault Raoult, Dictionnaire de géologie,Masson 1995)

. Les indices de leur passage sont constitués :

-d'alluvions transportées par la glace (les tills : voir ce terme; pour simplifier on parle de moraine mais des précisions sont nécessaires); -d'alluvions transportées par la glace et reprises par un écoulement fluviatile.

Le Riss est à l'origine un affluent du Danube, le mot a été utilisé en 1905 par A Penk pour désigner la période glaciaire. (dictionnaire de géologie, Foucault Raoult, masson 1995)

Hydoxydes : les oxydes des métaux donnent des hydroxydes suite à l'action de l'eau.

CaO + H2O -----> Ca(OH)2

Ion : c'est un atome ou un groupe d'atomes électriquement non neutre, avec une charge électrique positive (cation) (déficit d'électrons) ou négative (anion) (excès d'électrons).

Laminite -lamine-lamination...varve

1- Selon le dictionnaire de géologie de Foucault et Raoult, 4ème édition 1995, la lamination désigne une formation sédimentaire en fines lames (environ 1 mm). Une lame portant le nom de lamine, les couches qui en sont formées forment des laminites.

Leur origine est variée : elles s'observent dans les turbidites (voir ce mot); elles peuvent résulter de sédimentation originaire de milieu contrasté, lié par exemple aux alternances de saisons et l'on parle alors de varves.

2 - Dans l'ouvrage "Géologie des formations superficielles", Masson 1989, Campy et Macaire citent "Glossary of Geology" (Gary,McAfee and Wolf, 1972) . Le terme varve désigne "une couche sédimentaire ou laminite ou séquence laminée déposée en eau calme pendant une année".

3 - Dans le livre "Sédimentologie", Dunod 1999, Isabelle Cojan et Maurice Renard ouvrent un paragraphe : "Les rythmites". Je cite quelques passages ;" Ce type de stratification comprend toutes les strates composées de l'alternance de fines couches de composition, texture ou couleurs diffférentes. Ces couches, ou plutôt lamines ont en général une épaisseur inférieure à quelques millimètres. Un tel arrangement rythmique traduit des changements réguliers dans les conditions physiques de sédimentation ..."Un groupe concerne plus directement notre préoccupation : "Un autre groupe important de rythmites saisonnières correspond aux varves en milieu lacustre sous des conditions périglaciaires. L'alternance de couches claires et sombres est contrôlée par la fonte des glaciers. le niveau clait grossier est caractérisé par une surface de base nette et un passage graduel vers la couche sombre riche en argiles. Le niveau clair oucouche d'été se dépose lorsque la fonte des glaces est importante et l'apport en métériel détritique substanciel. Au contraire, au cours de l'hiver, l'apport en sédiment est très réduitet le matériel fin en suspension s'accumule."

 

Limons :

En première approximation un limon est un matériau meuble principalement à grains fins, polygénique.

Dans la classification de Cailleux (voir tableau)le limon apparaît en taille (0,02 mm à 0,002 mm) (en ce qui concerne la granulométrie)en dessous des sablons (0,2 mm à 0,02 mm).

Dans la classification de Wentworth (voir tableau), le terme de limon n'apparaît pas. Les limons au sens de Cailleux sont inclus dans les lutites (à partir de 0,625 mm et en dessous). Les limons de Cailleux sont ici des lutites très fins et au delà.

Sur le terrain, lorsque l'on parle de limons, il s'agit souvent de lutites constitués de silts (particules entre 0,625 et 0,004 mm) et d'argiles (taille inférieure)

REMARQUE:

Les pédologues qui s'intéressent à la texture* des sols utilisent une classification plus fine, en utlisant un diagramme triangulaire.

S-Sable ; Sl-Sable limoneux ; Sa -Sable argileux ; Lls-Limon léger sableux ; Lms-Limon moyen sableux ; Las-Limon argilo-sableux ;Ll- Limon léger ; Lm-Limon moyen ; La-Limon argileux ; As-Argile sableuse : A-Argile ; Al-Argile limoneuse ; Alo-Argile lourde

(La texture des sols (M Jamagne 1967) (cité par M.Campy et JJ Macaire, Géologie des formations superficielles, Masson 1989)

Le tracé rouge donne un exemple de lecture du diagramme : Pour le point repéré la texture correspond environ à 20% de sable, 20% de limon, 60 % d'argile.

*La texture d'un sol c'est la composition granulométrique de la fraction minérale insoluble (les sels divers et les oxydes ayant été éliminés lors de la préparation de l'échantillon). Pour la texture seuls les éléments inférieurs à 2 mm sont pris en compte (ce sont les éléments actifs dans la construction du sol).

Le dépôt de limons peut être : continental et d'origine fluviatile; lagunaire; éolien (on le désignera alors par le terme de loess).

Molasse : c'est un ensemble sédimentaire constitué d'une part d'éléments détritiques comportant des couches turbiditiques. Les turbidites étant des couches de sédiments déposés en une seule fois par un courant appelé courant de turbidité et dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à deux mètres environ.

Par ailleurs les molasses sont aussi constituées de couches non turbiditiques comme des grés ou des conglomérats (se repporter à ces mots).

Une molasse peut être marine ou continentale (cônes alluviaux, plaines d'inondation, lacs) . En un même lieu il peut y avoir passage d'une sédimentation en milieu marin à une sédimentation en milieu continental.

Il faut donc s'attendre à des faciès très variables selon les endroits des observations. Lors des parcours proposés des exemples sont consultables comme par exemple au Chevalin à Saint Siméon de Bressieux, dans la vallée entre Viriville et l'abbaye de Marnans.

Les molasses se sont déposées dans des bassins associés aux collisions de plaques lors de la mise en place de la chaîne alpine. Dans le cas présent, les bassins s'organisent sur la plaque chevauchée, ce sont des bassins "d'avant pays", qui s'étendent du sud de la France (Haute provence) jusqu'en Autriche. A leur origine il y a la surcharge créée par les nappes chevauchantes engendrant une flexure de la lithosphère (vaste déformation en creux).

 

 

Les molasses sont en discordance par rapport aux couches sous jacentes (voir ce mot) (d'après Foucault et Raoult, dictionnaire de géologie, Masson 1995. )

 

Moraines : Ce mot a été employé par De Saussure au début du XIX ème siècle. Il viendrait d'un mot savoyard : "mouraine".

1 Dans son acception géomorphologique il désigne des formes dans le paysage :

- les moraines frontales ou vallum morainique, formant une colline en croissant concave vers l'amont, marquant la limite d'une avancée glaciaire ;

- les moraines de fond, laissant des collines allongés dans le sens de l'écoulement de la glace ou drumlins ;

- les moraines latérales, de flancs de glaciers en grande partie alimentée par les débris provenant du versant ;

- les crêtes morainiques, coorespondantt dans le paysage à la ligne constituée par la succesion des points hauts des rides morainiques.

2 Lorsque l'on s'attache à la nature du sédiment on emploiera le terme de till ou tillite (employé pour la première fois en écosse) et l'on est alors amené à distinguer :

- le sédiment déposé directement par le glacier, dit glaciogénique ou ortho-till;

- le sédiment de remaniement ou para-till, allo-till, secondary-till

3 - Les caractères généraux des sédiments

Tout d'abord, une hétéromètrie marquée avec : très gros blocs (1 mètre cube et plus), des cailloux, des galets, du sable, des silts, des argiles.

Les classes granulomètriques les plus fines correspondent au terme ultime de l'érosion par friction et écrasement : c'est la farine glaciaire. Cette farine glaciaire emballe des éléments plus gros.

Les blocs et les galets glaciogéniques sont tous caractérisés par un émoussé léger arrondissant les angles.
Tous les intermédiaires sont possibles entre le bloc uniquement glaciaire et le galet des nappes fluvio-glaciaires. (L'émoussé des échantillons est un premier indice approximatif de l'importance du transport par courant d'eau.)

4 - Une classification génétique (les recherches ont progressées dans ce domaine avec L'INQUA Internatinal Union for Quaternary Research, animée par A Dreimanis.

kes informations qui suivent sont tirées de "Géologie des formations superficielles, de M Campy et JJ Macaire, Masson, 1989.

Une classification génétique tient compte :

- de la structure des sédiments (figures de dépôts, compaction)

- de la texture (granularité)

- de la morphologie du matériel lithique

On distingue deux grands types de tills :

-les tills de fond, déposés à la base du glacier lors de sa progression;

-les tills d'ablation, formée par l'accumulation progressive des matériaux lors de la fonte.

* Les tills de fond

Les galets et blocs sont fréquemment striés, soit par le contact avec le substrat, soit par le contact avec d'autres galets.

Beaucoup de galets présentent une forme en "fer à repasser" avec des angles légèrement émoussés; ces galets sont pointus vers l'avant, ce qui correspond à un enlèvement par casssure lors de la progression.

Selon leur position sur le substratum, les tills de fond peuvent être:

-tassés et compactés par le poids énorme de la glace en mouvement lorsqu'ils se trouvent sur les parties plutot en bosses ici, plutôt meubles lorsqu'ils sont dans les creux.

* les tills d'ablation

Ils sont moins compacts que les tills de fond.

Oxydes : lors de la formation de nouveaux corps, une oxydation s'effectue avec perte d'électrons. L'oxygène est l'oxydant le plus répandu. Le fer et le manganèse sont les éléments les plus oxydables.

Phylosilicates :

Polygéniques : les sédiments polygéniques sont issus de plusieurs lieux de nature géologique différente (massifs calcaires, massifs critallins)

Dans les sédiments glaciaires et fluvio-glaciaires on distingue les calcaires, les cristallins (formés de cristaux différents et visibles à l'oeil nu, les siliceux (formés pour plus de 50% de silice et caractérisés par une altération faible sous nos climats)

Rubéfaction : c'est une coloration en rouge des sols ou de la surface des roches due à la présence d'oxyde et d'hydroxyde de fer libéré par un processus d'altération des minéraux contenant du fer.

Silt : ce mot anglais désigne des sédiments détritiques meubles dont le grain est compris entre 3,9 et 62,5 microns, il appartient aux lutites dans la table granulométrique et dans la classification de C.K .Wenthworth. Le tableau qui suit, proposé par Foucault et Raoult dans leur dictionnaire de géologie (Masson 1995) a l'avantage de reprendre en parallèle, les trois classifications les plus utilisées.

Substratum molassique : le substratum reçoit les glaciers. Il s'agit ici de la molasse Miocène

Terre arable : il s'agit de l'épaisseur de terre cultivable.

Topset beds : couches horizoontales formées par les sédiments d'un delta et situées en arrière de la pente frontale. (Foucault et Raoult, masson 1995)