UN LAC PROGLACIAIRE

Quelques éléments d'explication

Que traduisent ces laminites ?

Ma condition d'amateur et mon peu d'expérience dans le domaine de la sédimentation ne me permettent pas plus de développement et installe des limites à l'absolue validité de mes observations. Celles-ci sont évolutives et toutes les remarques qui me seront faites seront intégrées.

Je me permets ici de puiser quelques éléments explicatifs auprès de Michel Campy et Jean Jacques Macaire dans leur ouvrage :"Géologie des formations superficielles" publié chez Masson en 1989.

 

Des faciès varvés glacio-lacustres

Il s'agirait ici de dépôts de fond (bottomset beds) mis en place avec une partie de la fraction fine des sédiments véhiculés dans des chenaux installés à la faveur de la fonte du front glaciaire proche (quelques centaines de mètres selon un modèle théorique proposé par Campy en 1982 dans un dessin) . Les fractions grossières se déposent en bordure de lac en constituant un talus de progradation (foreset bed) avec un delta au niveau de l'alimentation.

Parlant des varves on ira facilement vers une opposition enre les couches claires, formées de sédiments issus de minéraux (sables fins et silts) et les couches foncées formées d'argiles et de silts et présentant une granularité plus fine.

Ce modèle est rarement parfaitement réalisé.

Les varves vraie

Les varves vraies, annuelles, sont séparées entre-elles par une discontinuité résultant d'un arrêt dans la sédimentation. L'alternace des saisons fournit une clef explicative possible. "En hiver le gel stoppe la fonte, le lac est gelé au moins superficiellement. Les sédiments de la fonte de l'été précédent se décantent et se consolident. La couche en début de compactation ne permettra pas le mélange avec la prochaine couche de sédiments. De là, l'origine de la discontinuité au niveau de laquelle la délamination est facilitée.

Plusieurs types de varves :

Entre deux discontinuités majeures l'épaisseur peut varier de quelques millimètres à plusieurs centimètres. Campy et Macaire distinguent ainsi dans un lac proglaciaire wurmien de la Combe d'Ain (Jura) cinq types élémentaires. Quatre d'entre eux présentent une fraction grossière basale constituée de sables fins ou silts grossiers.

Les types de varves varient ainsi en un même lieu et d'un lieu à un autre. Dans la carrière de la plaine, l'accès peu commode et la lisibilité pour moi difficile des varves présentes ne m'ont pas permis de dresser un inventaire. Je remarque toute fois par place dans les fractions grossières la présence de sables, de granules et gravillons (clasification de Wentworth)

On comprendra que le type de varves est en liaison avec le mode de fonctionnement de la zone proglacaire. Fonctionnement complexe dans lequel interviennent:

-le volume des eaux de fonte glaciaires,

-la proximité du front glacaire par rapport au lac,

-l'importance des variations climatiques engendrant crues et étiages,

-la dynamique du glacier (en progression ou en retrait)

 

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