2 - Parcours 2
Par la route,
de Saint-Etienne de Saint-Geoir à Viriville.
LECTURE DE LA CARTE: Les noms de communes tels qu'ils sont placés indiquent sur la carte des "secteurs géographiques".
Il est possible de découvrir des documents photographiques en suivant l'itinéraire proposé. Nous vous laissons la surprise de la découverte.
Les affleurements de roches sous forme de coupes d'une bonne hauteur (quelques mètres) et bien nettes, sont rares (quelques carrières, quelques talus, des observations lors du creusement de la tranchée de la conduite de gaz naturel). Par contre le paysage est bien lisible. Nous nous intéresserons donc principalement sur ce petit itinéraire, aux formes des paysages traversés.
Saint Etienne de Saint Geoir est installé au débouché d'une petite vallée sur un cône d'alluvions récents (-10 000 à actuel, Holocène). Lorsque l'on emprunte la D130 qui à l'Ouest va nous permettre de regagner Saint Siméon, puis Viriville, deux virages nous élèvent au niveau des limons qui reposent sur les alluvions fluvio-glaciaires de la terrasse rissienne.
Très vite, la terrasse rissienne se révèle dans sa qualité de vaste terre agricole. Vous en découvrirez un panorama ouvert vers l'ouest en promenant le pointeur le long de la route.
Ce paysage on le gardera jusqu'au hameau du "Bessey", où le proche horizon est marqué par une petite colline allongée, formée par une accumulation de sédiments de la moraine rissienne (photo à découvrir ici).
On regagne alors très vite Saint Siméon de Bressieux en laissant sur la gauche quelques petites buttes qui correspondent au prolongement de la moraine.
L'arrivée dans Saint Siméon se fait dans une petite cuvette à peine marquée, nappée de sédiments fluvio-glaciaires würmiens.
La traversée de la ville est plate jusqu'à ce que l'on arrive en vue de l'église, que l'on laisse sur notre droite. Là, une légère côte marque la rencontre avec une première avancée de la morraine au lieu dit : "le Mollard".
Dans le paysage on repère ensuite rapidement une étroite bande prohéminente barrant l'horizon, c'est une seconde avancée de la moraine, au lieu dit "le Sozéa". (voir la photo)
Ces lieux accueillent deux types de moraines : la moraine dite intermédiaire que l'on suit depuis "Le Bessey"; la moraine dite aval, qui vient se terminer en arc dans la région de Beaufort et qui représente l'avancée maximale du glacier rissien (nous reviendrons sur cette moraine avec une coupe très intéressante dans la carrière de la Plaine près de Beaufort)
Dés la sortie de saint Siméon la route d'axe est ouest offre au nord d'autres zones plates liées à la terrasse fluvio-glaciaire rissienne et au sud des petites collines morainiques qui s'appuient contre un relief un peu plus marqué constitué par la molasse Miocène.
Le village de Chatenay est bien installé dans les petites collines de la moraine (voir photo)
Après un nouveau vaste espace agricole sur la terrasse rissienne on descend dans une petite vallée au fond couvert de sédiments récents Pliocène. Là est installé Viriville. On quittera par le nord ce gros village avec un regard vers l'est pour une vue sur le talus rissien d'une puissance ici de 20 à 30 mètres environ (voir photo).